En Mémoire

 

 Paul du Peuty

Né le 6 juillet 1878 à St Germain-en-Laye dans les Yvelines

Mort Pour La France le 30 mars 1918 à Orvillers dans l'Oise

 

                                         Pilote Commandant l'Escadrille MS48 

Chef du Service Aeronautique du Grand Quartier Général

Il établit en 1917 un programme de transformation de l'aviation française

 

A exécuté des reconnaissances remarquables par l'importance des renseignements apportés et les difficultés d'exécution. A, par son exemple quotidien et en choissisant toujours pour lui-même les missions les plus périlleuses, entraîné le pilotes de son escadrille qui a rendu les services les plus signalés depuis son arrivée sur le front.
A attaqué, le 1er juillet 1915, un avion ennemi très rapide et armée d'une mitrailleuse. Quoique blessé, ainsi que son passager, et les munitions de sa mitrailleuse épuisées, a continué la lutte à coups de mousqueton et ne l'a abandonnée que lorsque le moteur perçé de balles a faibli brusquement. A su, par son énergie et son habilieté, ramener son appareil, bien qu'il fût complétement détérioré et qu'il ne portât pas moins de 100 trous de balles.
Placé très jeune à la tête d'un important service aéronautique d'armée, a pris en quelques jours un ascendant remarquable sur tout son personnel. Payant d'exemple, a fait avec succès d'audacieuses reconnaissances dans les lignes ennemies, a soutenu plusieurs combats et donné à ses escadrilles une confiance et un mordant exceptionnels. Par sa bravoure, son énergie, son activité réglée et l'envergure de son esprit, a rendu à l'armée des services de premier ordre et a fait réaliser aux méthodes de l'aviation des progrès considérables."

Source : site http://albindenis.fr et http://asoublies14-18.cosadgip.com/

 

 

                                        Chef de Bataillon au 4ème Régiment de Zouaves

Attaque de la Malmaison - 23 octobre 1917

" Le Commandant Helbert ayant été blessé, le Commandant du Peuty, un ancien aviateur nouvellement arrivé au régiment et qui était sans commandement se hâta de quitter le PC du Colonel pour se mettre à la tête du 4ème Bataillon alors en avant du Fort."

 

Orvillers - 27 mars - 2 avril 1918

" C'était donc  là le rôle glorieux qui venait d'échoir au 4ème Zouaves : détourner sur lui par une activité débordante, par des assauts répétés, les coups de l'adversaire et périr s'il le fallait pour sauver la France, pour sauver Paris, car derrière Compiègne, c'est Paris qui était visé. On l'a choisi pour cette mission toute de sacrifice parce que l'on a confiance dans sa valeur.

Le 30 dès 7 heures 4 Divisions foncèrent sur nos lignes. Sous la pression et malgré l'énergique résistance d'un chef comme le Commandant du Peuty qui fut frappé sur place, le 3ème et le 5ème bataillons durent céder. La défense s'organisa, héroïque, admirable. Les Zouaves de liaison, les téléphonistes s'élancèrent à l'assaut et refoulèrent les premières vagues ennemies. Le Commandant de Clermont-Tonnerre, adjoint au Colonel, s'engagea dans le chemin creux qui passe au N.O. d'Orvillers. Un obus le sépara de ses compagnons d'armes. Il tomba pour ne plus se relever. La situation était de plus en plus critique. Nos hommes toutefois s'accrochaient au terrain. Orvillers allait être sauvé.

A 9 h l'ennemi n'avançait plus. A midi on tenait solidememt. Seules les cartouches manquaient et la Compagnie territoriale de la Division se dévoua pour en porter dans nos 1ères lignes.

Le lendemain l'ennemi n'osa pas reprendre son attaque. Malgré les pertes, malgré l'état de fatigue, les Zouaves mélangés aux Tirailleurs reprennent une partie du terrain perdu.

Le 4ème Zouaves avait gagné sa 6ème citation à l'Ordre de l'Armée et la fourragère rouge lui fut remise :

" Sous les ordres du Lt Colonel Besson, le 4ème RMZ a combattu du 27 mars au 2 avril contre des forces ennemies très supérieures en nombre et constamment renouvellées. Au cours de sa résistance acharnée, a mené trois attaques successives, affirmant son ardeur, sa ténacité et sa ferme volonté de vaincre."

Source : Historique du 4ème RMZ - merci à Jacques Vallier

 

Stèle commémorative à Hainvillers

Photo : Cedric Hoock Memorial Genweb 

A la mémoire du Cdt du Peuty et des 156 disparus sans sépulture du 4ème Régiment de Zouaves pendant les durs combats du 27 mars au 2 avril 1918 où le Régiment arrêta la progression de 4 Divisions allemandes sur Paris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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